Tout l’hiver nous y avons songé. Février nous l’a faite approcher, sans vraiment nous mouiller, juste pour l’arpenter et entrevoir un peu notre rêve. Comme une préparation, une répétition pour l’été.
Juste deux étendues qui jouent à « marée haute – marée basse » et la foule qui s’incruste dans la scène, prisonnière volontaire d’une histoire répétée à l’infini, mais pourtant sans cesse renouvelée. C’est le rythme de la vie qui se dessine sur la plage comme un ballet où chacun joue sa propre chorégraphie, où chacun est spectateur de la danse des autres, où chacun tisse un lien sensible avec la nature.
La plupart des regards sont dirigés vers l’horizon. L’horizon c’est le pays des rêves, de l’imagination, des promesses, des possibles. Et quand les regards se retournent vers la côte, c’est peut-être le signe que notre désir d’ailleurs est déjà rempli de futurs souvenirs. Ils seront comme un carburant pour nos vies, deviendront projets et entretiendront l’espoir.
En regardant les silhouettes de cette photo, je me dis que chacune d’elles renferme cette magnifique quantité d’énergie puisée au spectacle des reflets sur le sable mouillé, des crêtes d’écume sur les vagues et de l’horizon qui en cache un autre encore plus sublime.
La mer nous parle aussi de nous.
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Plage de Berck-sur-Mer – 25 février 2026