A marée basse, quand les promeneurs sont partis, la plage commence une autre vie. Les oiseaux marins entament leur ballet pour chercher leur nourriture. Si l’on sait se tenir immobile on peut assister au spectacle de leur repas.
Le soleil descend un peu plus, la lumière accroche chaque petit monticule de sable et métamorphose la plage. Des milliers de reflets animent la scène comme une table de fête.
Prendre encore le temps, observer tranquillement, se laisser pénétrer par le paysage et ressentir simplement cette vision qui régénère. Il y a des images qui apaisent, qu’il faut simplement accueillir.
Cette photo en fait partie. Je me rappelle mon approche très lente et mes mouvements doux pour simplement respecter et ne pas déranger cette scène à laquelle j’assistais et que je désirais fixer. Je me rappelle ce petit ruisseau au premier plan qui me raccrochait au paysage et me permettait de construire mon cadrage. Il amenait sa propre histoire dans l’image. Je me rappelle le temps infini que j’ai pris pour attendre que les oiseaux soient harmonieusement répartis sur la flaque de mer avant de déclencher.
Il m’a semblé alors que j’avais mérité cette photo. Je suis reparti précautionneusement. Il ne faut pas déranger la vie.
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Plage de Berck-sur-Mer – 04 mars 2026