Nostalgie
En faisant ma sélection de photos pour le blog, je m’arrête toujours sur cette image. Elle me plaît et je ne sais pas vraiment pourquoi. Peut-être remue-t-elle en moi des choses anciennes profondément enfouies !
Un ami qui me suit sur le Blog, m’a dit après ma publication « Au Revoir » du 12 avril, que j’étais « Opacarophile ». Ça veut dire amateur de couchers de soleil. Je ne connaissais pas ce terme mais il a vu juste. Des couchers de soleil vous en découvrirez régulièrement ici. A flâner le soir en pleine nature on ne regrette pas le spectacle de la télé et on s’apaise avec le paysage qui nous fait parfois de jolis cadeaux.
Quand on regarde un phare, on a envie qu’il soit droit. Droit comme un i. Et qu’il se dresse sur l’horizon, fier de se substituer au soleil quand celui-ci se couche. C’est l’image commune qu’on en a tous.
Au détour d’une balade en montagne, il n’est pas rare de trouver ce genre de scène. Un torrent d’eau fraiche qui attire le regard. C’est un spectacle qui nous fascine toujours, nous pousse à nous arrêter, nous repose, et emmène avec lui nos pensées très loin dans son périple et son tumulte.
Je ne sais pas si c’est à cause de la chanson composée par Henri Salvador et écrite par Bernard Dimey, mais voir Syracuse était un rêve. Une destination longtemps imaginée, un jour atteinte, ou plutôt effleurée…
Le remarquable assemblage des pierres a permis à la ruelle de résister au temps et nous entraîne, grâce à son graphisme unique, sur un chemin d’histoire où nos pas se mêlent à ceux, innombrables, de nos prédécesseurs.
Lors de mes balades photographiques il m’arrive de me concentrer sur des textures, des couleurs, des jeux d’ombres et de lumières et d’abandonner l’élément auquel elles appartiennent, ne m’intéressant qu’à elles, les traitant comme un sujet à part entière…
Je ne reste pas longtemps Je ne verrai pas ton regard doré s’endormir sur l’horizon Je ne reste pas pour ta berceuse du soir Je dois faire ma valise…
C’était un match comme je les apprécie, où la compétition, même si elle s ‘exprimait pleinement, n’est jamais venue altérer le respect des adversaires. Revoir cette image fait du bien dans le contexte géopolitique actuel, où tant de puissants contournent les règles ou s’en affranchissent, mettant en péril la démocratie.