Automne
Ça y est, il est arrivé ! L’automne est là. La nature entame la valse des couleurs, à nous en donner plein les yeux. C’est un peu comme si les végétaux se plaisaient à restituer le doré du soleil accumulé pendant l’été.
Cet après-midi d’octobre 2016, j’arpentais les valons du Ternois à la pêche aux images. Au sortir d’un bosquet, je l’ai vu au loin. Il a immédiatement aimanté mon regard. Silhouette sombre sur un ciel tourmenté, il semblait monter la garde. La pluie s’éloignait. Lui demeurait, fier d’avoir surmonté les assauts de l’orage. Plus qu’un arbre, il m’apparut comme un personnage.
En septembre les cabines de plage se déroulent comme une pellicule oubliée sur le sable par les vacanciers. La plage est déserte, l’été un souvenir. Très bientôt les tracteurs vont emmener ces cabines pour les stocker à l’abri jusqu’à leur prochaine sortie. Après les cris des enfants dans les vagues, la côte va bientôt perdre ses atours colorés et la nature reprendre ses droits.
Dans la nature les cairns existent depuis très longtemps. Les hommes les ont érigés pour marquer un site funéraire, servir de support à une pratique religieuse, marquer un point particulier ou bien baliser un itinéraire plus particulièrement en montagne…
Ce jour-là le temps était indécis. L’azur se tourmentait au moindre souffle, façonnant un tableau changeant. Soudain les nuages ont dessiné deux ailes dans le ciel. Ebloui, un galet sur le sable a regardé le grand oiseau s’envoler. Il est parti à la vitesse du vent.
Simplement marcher sur la plage Et quitter des yeux l’horizon Pour découvrir un paysage Sur le sable que nous foulons.
Ce 9 août la pleine lune était au rendez-vous. C’est pas si compliqué finalement quand on peut repérer le bon endroit de prise de vue les soirs précédents et que la météo est favorable.
Ce soir j’ai rendez-vous avec la lune. Tous les clignotants sont au vert. Notre petit satellite est dans sa phase la plus ronde, seuls quelques nuages bas habillent le ciel et la température est clémente.
Arriver à destination est une joie. Le chemin est accompli avec son lot de surprises, de découvertes et l’émergence de souvenirs associés. La pause à l’arrivée est toujours un moment suspendu dont il faut profiter. Se laisser griser par l’environnement, lui ouvrir tous nos sens. Le paysage est également somptueux là d’où l’on vient. On voit parfaitement le Cap Gris-Nez, le frère du Sud.