Il y a des lieux comme celui-ci qui sont comme un double cadeau. Vous ouvrez d’abord un immense écrin de nature où les sommets enneigés prêtent leur blanc, « Alba », pour écrire le nom du pays, l’Albanie. Et vous découvrez dans cet écrin de nature, un peu partout sur le territoire, des écrins de culture qui racontent les péripéties du peuple albanais. Ici les ruines d’une ancienne cité illyro-romaine sur le Parc archéologique de Byllis.
Si j’ai choisi cette photo pour vous parler de mon voyage, c’est parce qu’il me semble que cet empilement de pierres datant des romains, symbolise bien comment l’empilement des multiples cultures qui se sont succédées en Albanie au cours des siècles a construit et enraciné le peuple albanais. Aujourd’hui encore, quand ils bâtissent une maison, ils prévoient des ferrailles en haut des maisons pour que la génération suivante puisse empiler un nouvel étage et habiter au dessus.
Je ne peux m’empêcher de penser au jeu de cubes des enfants, qui quelquefois se chamaillent pour construire le château ou le mur le plus haut. La volonté de puissance est un instinct qui peut conduire à la croissance ou au chaos. L’histoire n’a pas fini de nous le montrer…
Aujourd’hui l’Albanie mise beaucoup sur le tourisme. Le bétonnage, plus ou moins anarchique, des grandes villes et des côtes en témoigne. Heureusement il reste cette nature époustouflante qui regorge de joyaux qui racontent l’histoire et nourrissent la vie.
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Parc archéologique de Byllis – Albanie – 17 avril 2026