Aux premiers frimas, tout comme nous, la nature sort sa couette. Couette de fougères dorées aux feuilles ciselées par le givre matinal. La forêt établit doucement ses quartiers d’hiver.
Les arbres qui perdent leurs feuilles vont rentrer en dormance pour protéger leurs cellules vivantes et résister à la rigueur hivernale. Les fougères, en se desséchant naturellement, protègeront du froid les racines des arbres et, en se décomposant, apporteront un engrais naturel préparant la saison prochaine.
La forêt absorbe une partie du CO2 émis par l’activité humaine, on ne peut que l’aimer et la protéger comme une alliée, comme une amie.
Un jour de novembre, en forêt de Sénart, je devine à l’arrière-plan cette clairière qu’un rayon de soleil anime. Au premier plan, à l’ombre, le givre emprisonne les feuilles de fougère. La nature distille le chaud et le froid. Cette scène sera ma photo du jour.
Quand je pense à cette nature qui sait entretenir un cycle vertueux pour sa survie, où chaque plante, chaque animal, chaque micro-organisme est un acteur indispensable, je me dis que les hommes devraient en prendre de la graine (sans jeu de mot…). A l’heure de l’intelligence artificielle qui peut être un outil formidable quand elle utilisée avec discernement, il est particulièrement urgent de ne pas oublier notre créativité et notre bon sens… naturel.