Nouvel horizon
Je suis bien vieille, Depuis toujours mon refuge est la baie de Vlora. Chaque soir, je m’y endors bercée par les vagues.
Je suis bien vieille, Depuis toujours mon refuge est la baie de Vlora. Chaque soir, je m’y endors bercée par les vagues.
Il y a, quelques dizaines de mètres en amont de cette scène, la résurgence de la rivière Bistricë, en Albanie. Ce point, où l'eau jaillit d’une profondeur de 50 mètres, s'appelle « l’œil bleu », à cause de sa forme circulaire et des micro-algues d’un bleu-vert éclatant qui le font ressembler à l’iris d’un œil.
Une telle pépite ça se mérite ! Et c’est tant mieux. Ici, pas de cars qui déboulent, vomissent leurs touristes qui font trois petits tours, trois petits selfies et puis s’en vont… Non, les cars ne peuvent pas approcher. Les routes sont trop petites et trop escarpées. Nous montons à pieds pour découvrir paisiblement cette église byzantine dont la construction remonte au début du 10ème siècle.
Ce jeu de société est très populaire en Albanie. Dès que le temps le permet, les hommes se retrouvent dans les jardins publics, sur des tables plus ou moins improvisées avec un carton servant de tapis de jeu, pour des parties très animées.
Les albanais l’appellent « La ville aux mille fenêtres ». Depuis ces maisons à flan de colline, c’est l’histoire qui nous regarde. En bas, une immense rue piétonne bordée d’un côté de boutiques et de l’autre d’un grand parc, constitue le centre ville actuel.
Il y a des lieux comme celui-ci qui sont comme un double cadeau. Vous ouvrez d’abord un immense écrin de nature où les sommets enneigés prêtent leur blanc, « Alba », pour écrire le nom du pays, l’Albanie. Et vous découvrez dans cet écrin de nature, un peu partout sur le territoire, des écrins de culture qui racontent les péripéties du peuple albanais. Ici les ruines d’une ancienne cité illyro-romaine sur le Parc archéologique de Byllis.
Le bleu de la mer rencontre le bleu du ciel. Quoi de plus naturel ! Mais, quand les nuages s’en mêlent, ils écrivent une histoire sur parchemin bleu. Certains s’accrochent aux reliefs comme aux lignes d’un cahier d’écolier, d’autres, plus évanescents, vont leur chemin traçant leur destin voyageur d’un coton plus frivole.
Quand je me suis intéressé sérieusement à la photographie, au début de mon adolescence, il y avait des noms qui me faisaient rêver parce qu’ils étaient associés à des expéditions incroyables, au dépassement de soi, à l’approche de sites inatteignables pour le commun des mortels. Ainsi, le nom de Pierre Tairraz propulsait tout un public vers la beauté des sommets et des aventures humaines extraordinaires.
Arrivés à hauteur de la Mer de Glace nous pénétrons dans une galerie creusée pour permettre la visite. Au sol la moquette bleue nous autorise une progression en sécurité, le long des parois lisses des éclairages LED subliment la transparence de la glace, partout des panneaux explicatifs racontent la vie des glaciers.