Rêve de plage
Tout l’hiver nous y avons songé. Février nous l’a faite approcher, sans vraiment nous mouiller, juste pour l’arpenter et entrevoir un peu notre rêve. Comme une préparation, une répétition pour l’été.
Tout l’hiver nous y avons songé. Février nous l’a faite approcher, sans vraiment nous mouiller, juste pour l’arpenter et entrevoir un peu notre rêve. Comme une préparation, une répétition pour l’été.
En ces temps de canicule, j’ai trouvé un peu de fraicheur dans mes souvenirs. La fraicheur ce n’est pas seulement la température, c’est aussi les couleurs et la sensation qu’elles procurent.
Quand le soleil revient, l’envie de mettre les voiles grandit. Envie de sortir, d’explorer de nouveaux horizons ou de retrouver des sensations oubliées un temps. Mettre les voiles c’est tutoyer la liberté.
Je suis bien vieille, Depuis toujours mon refuge est la baie de Vlora. Chaque soir, je m’y endors bercée par les vagues.
Il y a, quelques dizaines de mètres en amont de cette scène, la résurgence de la rivière Bistricë, en Albanie. Ce point, où l'eau jaillit d’une profondeur de 50 mètres, s'appelle « l’œil bleu », à cause de sa forme circulaire et des micro-algues d’un bleu-vert éclatant qui le font ressembler à l’iris d’un œil.
Une telle pépite ça se mérite ! Et c’est tant mieux. Ici, pas de cars qui déboulent, vomissent leurs touristes qui font trois petits tours, trois petits selfies et puis s’en vont… Non, les cars ne peuvent pas approcher. Les routes sont trop petites et trop escarpées. Nous montons à pieds pour découvrir paisiblement cette église byzantine dont la construction remonte au début du 10ème siècle.
Ce jeu de société est très populaire en Albanie. Dès que le temps le permet, les hommes se retrouvent dans les jardins publics, sur des tables plus ou moins improvisées avec un carton servant de tapis de jeu, pour des parties très animées.
Les albanais l’appellent « La ville aux mille fenêtres ». Depuis ces maisons à flan de colline, c’est l’histoire qui nous regarde. En bas, une immense rue piétonne bordée d’un côté de boutiques et de l’autre d’un grand parc, constitue le centre ville actuel.
Il y a des lieux comme celui-ci qui sont comme un double cadeau. Vous ouvrez d’abord un immense écrin de nature où les sommets enneigés prêtent leur blanc, « Alba », pour écrire le nom du pays, l’Albanie. Et vous découvrez dans cet écrin de nature, un peu partout sur le territoire, des écrins de culture qui racontent les péripéties du peuple albanais. Ici les ruines d’une ancienne cité illyro-romaine sur le Parc archéologique de Byllis.